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Site vitrine :c’est quoi, et que doit-il contenir ?

Un site vitrine présente votre activité, sans vente en ligne. C’est le site dont la plupart des indépendants ont besoin. Mais que mettre dedans ? Les pages utiles, ce que la loi impose selon votre pays, et ce qui est superflu.

Cédric (Halenria) JanssensCofondateur · hébergement & intelligence artificielle

6 min de lecture

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Un artisan imprimeur en tablier consulte son site sur ordinateur dans son atelier

Un site vitrine, c’est la devanture de votre entreprise sur Internet. On y voit ce que vous faites, où vous travaillez et comment vous joindre. On ne peut pas y acheter : pour ça, il faut une boutique en ligne.

Réponse courte : un bon site vitrine tient en quatre ou cinq pages, affiche quelques mentions obligatoires, et dit clairement au visiteur quoi faire ensuite : appeler, écrire ou réserver.

C’est quoi, un site vitrine ?

L’Office québécois de la langue française le définit comme un site de présentation de produits ou de services, dont le but est d’« éveiller l’intérêt » des visiteurs. Et il précise : les internautes voient ce qui est proposé, « sans toutefois pouvoir commander ».

La CNIL, en France, le décrit de la même façon dans une fiche réalisée avec Bpifrance : le site présente l’activité et l’entreprise, avec seulement un formulaire de contact, et éventuellement une inscription à une lettre d’information.

Site vitrine Boutique en ligne
Ce qu’on y fait On découvre l’entreprise et on la contacte On choisit, on paie, on se fait livrer
Paiement en ligne Non Oui
Taille habituelle 4 à 10 pages Une page par produit, souvent des centaines
Obligations légales Mentions de base, confidentialité Les mêmes, plus les règles de la vente à distance
Pour qui Artisans, thérapeutes, restaurants, professions libérales Ceux qui vendent des produits expédiés

Un module de prise de rendez-vous ne transforme pas un site vitrine en boutique : le SPF Économie précise que ses règles du commerce en ligne s’appliquent quand le client paie ou s’engage à payer, et pas pour une simple réservation.

À qui ça sert ?

À presque toutes les petites entreprises qui travaillent avec des clients proches : un jardinier, une esthéticienne, un garage, un architecte, un restaurant. Leurs clients ne commandent pas en ligne, mais ils cherchent en ligne avant d’appeler.

D’après Eurostat, en 2025, près de 8 Belges sur 10 ont utilisé Internet pour se renseigner sur des biens et des services. Si votre entreprise n’y est pas, c’est celle d’un concurrent qu’ils trouveront.

Les pages indispensables

Pas besoin de vingt pages. Un site vitrine efficace en compte quatre ou cinq, chacune avec un rôle précis :

  • L’accueilEn quelques secondes, le visiteur doit savoir ce que vous faites, où, et comment vous joindre. Une phrase claire, une vraie photo, un bouton « Appeler » ou « Demander un devis ».
  • Vos servicesCe que vous proposez, pour qui, et si possible à partir de quel prix. Un client qui connaît l’ordre de grandeur appelle plus facilement.
  • Vos réalisationsDes photos de vos vrais chantiers, plats ou soins. C’est la preuve que vous savez faire, et une banque d’images ne la remplace pas.
  • À proposQui se cache derrière l’entreprise. Pour un indépendant, un visage et un prénom rassurent plus qu’un long discours.
  • ContactTéléphone, e-mail, adresse ou zone d’intervention, horaires. Et un formulaire pour ceux qui préfèrent écrire.

Ajoutez à cela une page de mentions légales et, si vous avez un formulaire, une politique de confidentialité. Elles ne vendent rien, mais elles sont obligatoires.

Ce que la loi impose, selon votre pays

Un site vitrine n’est pas dispensé d’obligations parce qu’il ne vend rien. Voici l’essentiel, d’après les sources officielles de chaque pays.

  • En BelgiqueLe SPF Économie rappelle que ces informations sont obligatoires « même si » l’entreprise ne vend pas en ligne : le nom de l’entreprise, l’adresse où vous exercez, une adresse e-mail, le numéro d’entreprise et, si vous êtes assujetti, le numéro de TVA. Les professions réglementées ajoutent leur titre et leur ordre professionnel.
  • En FranceService-public.fr liste le nom ou la dénomination, l’adresse, l’e-mail et le téléphone, le numéro RCS ou RNE, le numéro de TVA s’il y en a un, le directeur de la publication et l’hébergeur du site. L’oubli peut coûter jusqu’à 75 000 € d’amende pour un entrepreneur individuel, et 375 000 € pour une société.
  • En SuisseLe SECO demande à ceux qui proposent leurs prestations en ligne une identité claire et complète, une adresse de contact et une adresse e-mail valable. Même si votre site ne prend pas de commande, les afficher ne coûte rien.

Si votre site a un formulaire de contact, il recueille des données personnelles. L’Autorité de protection des données belge demande alors une déclaration de confidentialité publiée sur le site, et la CNIL recommande une courte mention sous le formulaire lui-même.

Ces listes résument les sources officielles. Pour une profession réglementée ou un cas particulier, vérifiez auprès de votre ordre professionnel ou de votre comptable.

Ce qui le fait trouver sur Google

Un site vitrine n’est utile que si on le trouve. Trois réglages comptent plus que les autres :

Si votre site est en ligne mais introuvable, voici les causes les plus fréquentes.

Ce dont vous n’avez pas besoin

À l’inverse, certaines choses alourdissent un site vitrine sans rapporter de clients :

  • Des dizaines de pagesqui répètent la même chose. Mieux vaut cinq pages utiles que vingt pages creuses.
  • Un blog obligatoireIl peut aider, si vous avez le temps de l’écrire. Un blog abandonné depuis deux ans fait plus de tort que pas de blog du tout.
  • Des animations lourdesqui ralentissent le chargement sur téléphone.
  • Une boutique en lignesi vous ne vendez rien à expédier. Elle ajoute des obligations légales et des frais, pour rien.

Ce que nous faisons

Nos sites vitrines comprennent quatre pages (accueil, à propos, services, contact), une de plus si votre métier le demande, le formulaire de contact et les pages légales. Vous pouvez voir des exemples par métier, dont le site de Francis Jardin Plus, un vrai client. Pour le budget, comparez avec ce que coûte vraiment un site web et consultez nos tarifs.

À retenir

  • Un site vitrine présente votre activité ; on ne peut pas y acheter.
  • Quatre ou cinq pages suffisent : accueil, services, réalisations, à propos, contact.
  • Même sans vente en ligne, la loi impose des mentions : nom, adresse, e-mail, numéro d’entreprise.
  • Un formulaire de contact demande une politique de confidentialité.
  • Pour être trouvé : un titre par page, un site lisible sur téléphone, et le lien avec votre fiche Google.

Sujets :Site vitrineCréation de siteMentions légalesIndépendants

Écrit par

Cédric (Halenria) Janssens

Cofondateur de votre-site.be. Sur le web depuis 1995, il a fondé Halenria et Solutions-IA. Ici, il veille sur l’hébergement : c’est lui qui garde les sites en ligne.

linkedin.com/in/cedrichalenria

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