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Combien coûte vraiment un site webpour un indépendant en 2026 ?

Entre le site à 500 € et le devis d’agence à 10 000 €, il y a un monde. On décortique ce que vous payez vraiment, poste par poste, et les frais qui n’arrivent qu’après.

Cédric (Halenria) JanssensCofondateur · hébergement & intelligence artificielle

5 min de lecture

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Bureau avec un ordinateur portable et des documents de devis

Quand on demande à un artisan combien il a payé son site, on entend tout et son contraire. 500 €. 4 000 €. « Je ne sais plus, c’était mon neveu. » Le problème, c’est que le prix de départ n’est presque jamais le prix réel : il y a la création, puis tout ce qui vient après, chaque année.

Réponse courte : pour un site vitrine de quelques pages, comptez quelques centaines à plusieurs milliers d’euros à la création, puis 100 à 400 € par an pour le faire vivre. Le détail est ci-dessous.

Les quatre postes d’un site

Un site web, c’est quatre dépenses. La création, qu’on paie une fois. Puis l’hébergement, le nom de domaine et la maintenance, qu’on paie chaque année, souvent sans s’en rendre compte.

Poste Agence Freelance votre-site.be
Création d’un site vitrine 5 000 – 15 000 € 800 – 5 000 € 0 €
Hébergement, après la 1re année 120 – 330 € / an 120 – 330 € / an Inclus
Nom de domaine .be 10 – 50 € / an 10 – 50 € / an Inclus
Maintenance et modifications Au forfait ou à l’heure À l’heure Inclus
Première année, au minimum ± 5 200 € ± 950 € 180 €

Création : fourchettes affichées par des agences et freelances belges sur leurs propres sites, aucun organisme neutre ne publie de chiffres. Hébergement : tarifs publics Combell et Hostinger, septembre 2026. Nom de domaine : DNS Belgium. votre-site.be : 180 € en formule annuelle, 240 € en mensuel. Tous les montants hors TVA.

Un mot sur la ligne création : on a cherché une source neutre (UCM, SPF Économie, 1890.be). Il n’y en a pas. Les seuls chiffres publiés viennent de gens qui vendent des sites, nous compris. Prenez donc ces fourchettes pour des ordres de grandeur, pas pour des tarifs officiels.

Les frais qu’on ne voit qu’après

Le devis de départ est rarement le problème. Ce sont les lignes qui arrivent ensuite, une fois le site en ligne, qui font grimper la note. Les plus courantes :

  • L’hébergement qui triple à la deuxième annéeChez Combell, la formule Business est à 5,99 € HTVA par mois la première année, puis 19,49 €. Chez Hostinger, 2,99 € devient 9,99 €, et le prix d’appel demande de payer 48 mois d’avance. Regardez toujours le prix de renouvellement, pas le prix barré.
  • Le nom de domaine « offert » la première annéeIl est ensuite facturé au prix du prestataire. DNS Belgium le vend 5,50 € HTVA par an aux prestataires, qui le revendent entre 5 et 50 €. L’écart, c’est leur marge.
  • Le certificat SSL « en option »C’est lui qui fait le petit cadenas dans la barre d’adresse. Let’s Encrypt le fournit gratuitement à plus de 760 millions de sites. Si on vous le facture pour un site vitrine, posez la question.
  • Chaque modification facturée à l’heureChanger un horaire ou une photo ne devrait pas coûter une heure de travail. Demandez avant de signer ce que comprend la maintenance.
  • Un site qui ne vous appartient pasSi le nom de domaine est au nom du prestataire, vous repartez de zéro le jour où vous le quittez. C’est le piège le plus coûteux, et le moins visible.

« Un site n’est pas un achat unique. C’est un abonnement, autant savoir exactement à quoi. »

— Joakim Janssens, cofondateur

Le site sans cadenas va coûter cher en visiteurs

Depuis 2018, Chrome affiche « Non sécurisé » devant les sites sans certificat. En octobre 2026, Google va plus loin : avec Chrome 154, le navigateur affiche un avertissement avant même d’ouvrir un site sans HTTPS. Le visiteur peut passer outre, mais combien le feront pour un plombier ou une boulangerie ?

Si votre site actuel n’a pas de cadenas, c’est la dépense la plus urgente, et elle devrait être nulle.

Et les aides de la Région ?

On lit encore sur certains sites d’agences que la Wallonie rembourse « jusqu’à 90 % » d’un site web. C’était vrai avec les chèques « Relance par le numérique », mais ils sont clôturés depuis fin 2023.

Aujourd’hui, le chèque Maturité numérique paie 50 % de conseils en numérique, pas la création d’un site vitrine. Et le système des chèques-entreprises est en pleine réforme, validée en mai 2026. Méfiez-vous d’un devis construit autour d’une aide qui n’existe plus.

Combien devriez-vous payer ?

Pour un indépendant ou une petite entreprise locale, un site vitrine de quatre à six pages suffit dans la grande majorité des cas. Il doit être rapide, lisible sur téléphone, trouvable sur Google et facile à faire évoluer. Pas besoin de plus.

Dans ce cadre, payer plusieurs milliers d’euros la première année, c’est souvent payer des fonctionnalités dont vous ne vous servirez jamais. Chez nous, la création est offerte : vous voyez le site terminé, puis vous décidez. Si vous le gardez, c’est 20 € HTVA par mois, hébergement, nom de domaine et modifications compris : tout le détail est sur nos tarifs. Pourquoi c’est gratuit, on l’explique sans détour.

À retenir

  • Comparez toujours le coût sur trois ans, pas le prix de création.
  • Regardez le prix de renouvellement de l’hébergement, pas le prix de la première année.
  • Le certificat SSL devrait être inclus : il est gratuit à produire.
  • Le nom de domaine doit être à votre nom. Toujours.

Sujets :BudgetCréation de siteHébergementIndépendants

Écrit par

Cédric (Halenria) Janssens

Cofondateur de votre-site.be. Sur le web depuis 1995, il a fondé Halenria et Solutions-IA. Ici, il veille sur l’hébergement : c’est lui qui garde les sites en ligne.

linkedin.com/in/cedrichalenria

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