Tapez « boulangerie Marcinelle » ou « garagiste Gosselies » sur votre téléphone. Avant le moindre site web, Google affiche une carte et trois commerces. Ce bloc, c’est souvent là que se joue le clic, puis l’appel.
Pour y apparaître, il faut une fiche d’établissement Google (Google l’appelle « Google Business Profile »). Elle est gratuite. Et la bonne nouvelle, c’est que la plupart des commerces du coin la remplissent mal.
Ce que Google regarde, d’après Google
Google le dit noir sur blanc dans son aide officielle : trois critères décident de l’ordre des résultats locaux.
- La pertinenceVotre fiche correspond-elle à ce que la personne cherche ? C’est la catégorie, la description, les services.
- La distanceÀ quelle distance êtes-vous de la personne qui cherche ? Là-dessus, vous ne pouvez rien.
- La notoriétéÊtes-vous connu ? Google regarde le nombre d’avis, leurs notes, et combien de sites parlent de vous et renvoient vers vous.
Et une phrase à retenir : « Il n’est pas possible de demander ou de payer pour obtenir un meilleur classement local. » Quelqu’un qui vous promet la première place sur Maps contre paiement vous ment.
Les réglages qui comptent le plus
Chaque année, Whitespark interroge une cinquantaine de spécialistes du référencement local. Ce n’est pas une mesure, c’est un avis d’experts, mais il rejoint ce que Google dit. Dans leur classement 2026, le premier facteur est la catégorie principale de la fiche. Viennent ensuite la distance, puis l’adresse dans la ville recherchée, le fait d’être ouvert au moment de la recherche, et une bonne note.
Concrètement, dans l’ordre :
- Une catégorie principale précise« Boulangerie », pas « Magasin ». Google conseille d’en mettre le moins possible : la catégorie doit compléter la phrase « cet établissement EST une… ».
- Des horaires justes, jours fériés comprisSi vous êtes fermé alors que la fiche dit ouvert, le client déçu laisse un avis. Utilisez les horaires exceptionnels pour les congés et les jours fériés.
- Des photos réellesLa devanture, l’intérieur, votre travail. Google demande des photos sans filtres excessifs, idéalement de 720 × 720 pixels.
- Une description et une liste de servicesÉcrivez ce que vous faites, pour qui, et où, comme vous l’expliqueriez au comptoir.
- Le lien vers votre siteC’est là que le client vérifie vos prix, vos réalisations et votre sérieux.
Les erreurs qui font disparaître une fiche
Le classement Whitespark montre que des mots-clés dans le nom de la fiche aident à se classer. C’est vrai, et c’est interdit. Les règles de Google sont claires : le nom de la fiche doit être le nom réel du commerce, celui de la devanture et des factures.
- Le nom bourré de mots-clés« Dupont Plomberie Chauffage Urgence 24h Charleroi » : c’est le meilleur moyen de se faire suspendre, ou signaler par un concurrent.
- Une adresse qui n’existe pasPas de boîte postale ni de bureau virtuel. Si vous travaillez chez vos clients (plombier, électricien, jardinier), vous devez masquer votre adresse et indiquer une zone d’intervention.
- Des avis achetés ou « remerciés »Offrir une remise contre un avis, ou ne demander un avis qu’aux clients contents, est interdit par Google. Les avis peuvent être supprimés, et la fiche avec.
- Une fiche en doubleUne seule fiche par adresse. Si une ancienne traîne, récupérez-la plutôt que d’en créer une nouvelle.
Les avis : ce que les clients regardent
Le chiffre est américain, mais la tendance est la même ici. D’après l’enquête BrightLocal 2026, 97 % des gens lisent des avis avant de choisir un commerce local, et 68 % ne vont que chez ceux qui ont au moins 4 étoiles. Surtout, 74 % regardent les avis des trois derniers mois.
Autrement dit, aux yeux de vos clients, 40 bons avis d’il y a trois ans comptent moins que dix avis récents. La méthode qui marche :
- Demandez un avis à chaque client, juste après la prestation. Google vous donne un lien court et un QR code à imprimer.
- Répondez à tous les avis, les bons comme les mauvais. 89 % des personnes interrogées s’attendent à une réponse. Une réponse calme et précise à un avis négatif rassure plus qu’une note parfaite.
- Évitez les réponses copiées-colléesLa moitié des gens s’en méfient.
Ce qui a changé récemment
Google fait évoluer les fiches sans prévenir grand monde. Deux changements à connaître :
- Les questions-réponses ont disparuGoogle a arrêté cette fonction fin 2025. Mettez les questions fréquentes dans votre description, vos services, et une FAQ sur votre site.
- Le chat a disparu en 2024Les clients vous contactent par téléphone, par votre site, ou par SMS et WhatsApp si votre fiche y est éligible.
Les posts (actualités, offres, événements) fonctionnent toujours. Un post par mois suffit à montrer que le commerce est vivant.
La fiche et le site travaillent ensemble
La fiche Google attire le regard, le site convainc. Google le dit lui-même : les sites qui parlent de vous et renvoient vers vous comptent dans la notoriété. Et quand un client hésite entre deux artisans à quatre étoiles, c’est le site qui fait la différence : photos de chantiers, prix, zone d’intervention.
Veillez à ce que le nom, l’adresse et le téléphone soient exactement les mêmes sur la fiche, le site et vos factures. C’est une question de cohérence : Google, comme vos clients, se méfie de ce qui ne colle pas.
C’est pour ça que chez nous, la fiche Google fait partie du référencement local inclus dans chaque site livré. Et si vous n’avez qu’une page Facebook, voici pourquoi elle ne suffit pas.
À retenir
- Choisissez une catégorie principale précise : c’est le réglage qui pèse le plus.
- Gardez le vrai nom du commerce, sans mots-clés ajoutés.
- Tenez les horaires à jour, jours fériés compris.
- Demandez un avis à chaque client, et répondez à tous.
- Reliez la fiche à votre site, avec les mêmes coordonnées partout.
Sujets :Fiche GoogleGoogle MapsAvis clientsRéférencement local

Écrit par
Cédric (Halenria) Janssens
Cofondateur de votre-site.be. Sur le web depuis 1995, il a fondé Halenria et Solutions-IA. Ici, il veille sur l’hébergement : c’est lui qui garde les sites en ligne.
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