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7 signes qu’il est tempsde refaire votre site

Un site ne tombe pas en panne d’un coup. Il vieillit en silence : un peu plus lent, un peu moins lisible, un peu moins trouvé. Voici sept signes qui ne trompent pas, et comment vérifier presque chacun en deux minutes.

Joakim JanssensCofondateur · design, développement & mise en ligne

6 min de lecture

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Un vieil ordinateur beige posé sur un bureau, témoin d’une technologie dépassée

Beaucoup de sites d’indépendants ont été faits il y a cinq ou dix ans, par un proche ou une agence qui a depuis disparu. Ils fonctionnent encore, alors on n’y touche pas. Le problème, c’est que le web a changé autour d’eux, et que vos clients, eux, voient la différence.

Voici sept signes qu’il est temps de refaire le vôtre. Si vous en cochez deux ou plus, la question se pose sérieusement.

Il met plus de trois secondes à s’afficher

Ouvrez votre site sur votre téléphone, en 4G, pas en wifi. Comptez. Si vous avez le temps de vous impatienter, vos visiteurs aussi, et beaucoup repartent avant la fin du chargement.

Google mesure la vitesse avec trois indicateurs qu’il appelle les Core Web Vitals : le contenu principal doit s’afficher en moins de 2,5 secondes, la page doit réagir à un clic en moins de 0,2 seconde, et rien ne doit sauter pendant le chargement. D’après le Web Almanac 2025, moins d’un site sur deux passe ces trois tests sur mobile.

Pour vérifier : tapez l’adresse de votre site sur PageSpeed Insights, l’outil gratuit de Google. Rouge ou orange sur mobile, c’est un signe.

Il faut zoomer pour le lire sur téléphone

En Belgique, 46 % des visites sur le web se font depuis un téléphone. Et Google ne se contente plus de regarder la version ordinateur : depuis 2023, il lit en priorité la version mobile de chaque site pour le classer.

Un site pensé pour un grand écran, avec du texte minuscule et des boutons trop petits pour un doigt, perd donc sur les deux tableaux : les visiteurs et Google.

Pour vérifier : ouvrez votre site sur votre téléphone et essayez de trouver votre numéro de téléphone, puis de vous appeler. Si ça prend plus de dix secondes, c’est un signe.

Le navigateur affiche « Non sécurisé »

Depuis 2018, Chrome affiche « Non sécurisé » à côté de l’adresse des sites sans certificat (le petit cadenas). Et à partir d’octobre 2026, Chrome 154 va plus loin : il affiche un avertissement avant même d’ouvrir un site sans cadenas.

Imaginez un client qui clique sur votre site depuis Google et tombe sur un écran d’alerte. La plupart feront demi-tour.

Pour vérifier : regardez à gauche de l’adresse de votre site dans la barre du navigateur. Pas de cadenas, ou une adresse qui commence par http:// au lieu de https:// : c’est urgent.

Vous ne pouvez plus le modifier

Le neveu qui l’a fait a déménagé. L’agence a fermé. Personne ne se souvient du mot de passe. Alors les horaires restent faux, la photo de l’équipe date d’avant le Covid, et les nouveaux services n’y sont pas.

Un site que vous ne pouvez pas faire changer n’est plus votre site. C’est une carte de visite figée, qui dit peut-être le contraire de ce que vous faites aujourd’hui.

Pour vérifier : demandez-vous combien de temps et d’argent il faudrait pour changer un horaire demain. Si la réponse est « je ne sais pas », c’est un signe.

Les informations sont périmées

Une adresse qui a changé, un numéro qui ne répond plus, des prix de 2019, une promo de Noël encore en ligne en juin. Le client qui tombe dessus se pose une seule question : « Est-ce que ce commerce existe encore ? »

C’est aussi une question de cohérence avec votre fiche Google : si le site et la fiche disent deux choses différentes, les clients hésitent, et Google aussi.

Pour vérifier : relisez chaque page de votre site comme si vous étiez un nouveau client. Notez tout ce qui n’est plus vrai.

Personne ne le trouve sur Google

Tapez votre métier et votre ville, par exemple « menuisier Charleroi ». Si votre site n’apparaît ni dans la carte, ni sur la première page, il ne vous apporte presque aucun nouveau client. Il ne sert qu’à ceux qui vous connaissent déjà.

Souvent, la cause est dans la structure même du site : des pages sans titres clairs, pas le nom de la ville, des textes dans des images que Google ne sait pas lire, un site trop lent (voir le premier signe).

Pour vérifier : faites la recherche en navigation privée, depuis votre téléphone, sans être connecté à votre compte Google.

Il tourne sur une technologie abandonnée

C’est le signe le moins visible, et le plus risqué. Beaucoup de sites anciens fonctionnent grâce à un langage appelé PHP, qui reçoit des correctifs de sécurité pendant quelques années, puis plus rien. D’après le site officiel de PHP, toutes les versions antérieures à la 8.2 sont abandonnées, et la 8.2 elle-même ne sera plus corrigée après décembre 2026.

Un site sur une version abandonnée reste en ligne, mais chaque faille découverte reste ouverte. C’est ainsi que des sites de commerçants se retrouvent à afficher de la publicité douteuse ou à rediriger vers des arnaques.

Pour vérifier : celui-là, vous ne pouvez pas le voir seul. Demandez à votre hébergeur quelle version de PHP fait tourner votre site, et quand elle a été mise à jour pour la dernière fois.

Et si vous vendez en ligne : l’accessibilité

Un point à part, qui ne concerne que les boutiques en ligne. Depuis le 28 juin 2025, la loi belge sur l’accessibilité oblige les sites qui vendent à distance aux particuliers à être utilisables par les personnes handicapées : lecteurs d’écran, navigation au clavier, contrastes suffisants.

Les très petites entreprises (moins de dix personnes et moins de 2 millions d’euros de chiffre d’affaires) ont un délai jusqu’au 28 juin 2030. Un simple site vitrine, sans vente en ligne, n’est en général pas concerné. Mais si vous refaites un site marchand, autant le faire aux normes tout de suite.

Refaire, pas rafistoler

Quand trois ou quatre de ces signes s’additionnent, corriger chaque problème un par un coûte souvent plus cher que de repartir sur une base propre. C’est ce qu’on fait avec une refonte : on reprend vos textes, vos photos et votre nom de domaine, et on reconstruit un site rapide, lisible sur téléphone et à jour.

À retenir

  • Testez votre site sur téléphone, en 4G : c’est là que vos clients le voient.
  • Pas de cadenas dans la barre d’adresse, c’est urgent : Chrome va afficher une alerte avant d’ouvrir votre site.
  • Un site que vous ne pouvez pas faire modifier ne vous sert plus.
  • Demandez à votre hébergeur la version de PHP : sous 8.2, le site n’est plus protégé.

Sujets :RefonteVitesseMobileSécurité

Écrit par

Joakim Janssens

Cofondateur de votre-site.be. Il dessine et construit les sites de nos clients, jusqu’à leur mise en ligne.

linkedin.com/in/joakim-janssens

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